Pas de cadeaux pour l'UBS!

Publié le par mathématiques souterraines

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Le gouvernement suisse est une bande de rigolos… Alors que dans toute l’Europe, l’argent versé aux banques et institutions proche de la faillite est soumis à conditions, notre conseil fédéral à nous (via la banque nationale) n’a rien trouvé de mieux que de faire cadeau, oui, cadeau, à l’UBS (union de banques suisses) de 54 milliards de dollars, somme qui servira à racheter les créances « pourries » de la banque. Ceci en plus d’un prêt de 6 milliards de francs, car visiblement, ces gestionnaires foudroyants de l’UBS ont quelques problèmes de liquidités…

Rien qu’en écrivant cette introduction, je m’énerve… alors que le même Conseil fédéral nous bassine certainement depuis les origines de notre pays de pingres sur le thème « Y’a pas d’argent » (pour les retraites, pour l’assurance invalidité, pour les chômeurs, pour les gniards…), ils sont capables de sortir en un jour – et sans consulter le parlement – plus de 60 milliards de francs pour leurs potes de l’UBS ! Oui, la farce était tellement grosse que les journalistes se sont quand même posé quelques questions… d’où il est ressorti que les partis de droite de notre tranquille contrée étaient largement financés par les grosses banques. Alors, du point de vue du banquier, les 60 milliards, c’est quelque chose de l’ordre du retour sur investissement…

On en vient à douter de la vertu de notre vieille démocratie…

Toutefois, et heureusement d’ailleurs, nous sommes encore en démocratie ! Même pas mal ! a reçu dans sa boîte au lettre une proposition qui vaut son pesant de comptes à numéro :

On y discute de former un comité pour déposer une initiative fédérale (proposition d’article constitutionnel) qui garantirait que l’UBS soit tenue de rembourser l’argent qu’on lui avance, au même titre que n’importe quel citoyen et n’importe quelle PME.

Les raisons d’agir !

L’initiant nous apprend que, contrairement au prêt de 6 milliards, qui sera soumis au vote de l’assemblée fédérale, le don ne sera pas sanctionné par un quelconque processus démocratique. Ceci grâce au fait que le pactole est détenu par la banque nationale, indépendante (la preuve est éclatante !) du pouvoir politique !

La seule façon pour que le peuple puisse se prononcer sur les largesses de notre gouvernement est le lancement d’une initiative populaire. Se fera-t-elle ? C’est à nous de voir…

Les personnes intéressées peuvent prendre un premier contact à l’adresse suivante :

AntiCadeaux(at)gmail.com

Qu’on se le dise…


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Publié dans notre pognon

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